EN BREF :
- Où est la flotte ? Pendant une période de 36 heures, une fois pendant la course, les positions des bateaux seront gardés secrètes. Pourquoi ? Découvrez le ci-dessous.
- Zoom sur les éditions de 1984 et 1988.
EN DETAIL :
Un black-out de positions pour ajouter du piquant, alimenter les spéculations... et nous nous faire revivre le passé pendant un instant.
Lors des premières éditions de cette course mythique, on avait peu de nouvelles des navigateurs pendant leur traversée. Ce n'était que lorsqu'ils apparaissaient à l'horizon, de l'autre côté de l'Atlantique, que l'on découvrait le classement final des voiliers. Avec les technologies actuelles, nous sommes capables de suivre les bateaux 24h/24. OC Events a décidé d'ajouter un peu de suspense à la course et de nous rappeler le bon vieux temps, en créant un black out complet pour une journée pendant la course, en ne communiquant à personne les positions des coureurs.
Étant donné qu'il existe déjà 12h de black-out par jour (entre 18h00 et 06h00 GMT), ce black-out reviendra en réalité à une période continue de 36h. Cette journée pendant la course sera particulièrement stimulante pour les media, puisqu'il sera question de deviner les stratégies des skippers, et que chacun spéculera sur les positions des voiliers et options prises par la navigateurs.
Bien sûr, cela sera également l'occasion pour les coureurs de faire des coups stratégiques sans que leurs concurrents le sachent.
Pour une question de sécurité, seulement deux personnes auront accès aux positions de la flotte, durant cette période : René Boulaire, qui s'occupe du suivi des bateaux (toutes les positions sont gardées sur un serveur sécurisé), ainsi que Sylvie Viant (Directrice de course). Bien sûr, en cas de crise, la position d'un bateau pourra être communiquée. De plus, chaque bateau peut individuellement transmettre sa position à ses concurrents, et les équipes pourront les diffuser si elles le souhaitent, par leurs propres moyens (mais cela désavantagerait leur skipper). Les bateaux auront accès aux données de leur propre OC Tracker pendant cette période, mais personne n'aura accès aux positions de la flotte, tout comme pendant les black-out de nuit, qui existent déjà.
Un comité composé uniquement de Sylvie Viant (Directrice de course), des spécialistes météo Jean-François Bonnin et Marcel Van Triest, ainsi que de Christine Salen (Directrice Sportive), choisiront la date de la période de black-out en fonction de la situation météo et de l'intérêt stratégique. Cette date devra être annoncée 48h avant le début du black-out, afin d'éviter qu'un bateau soit favorisé ou défavorisé. OC Events a également choisi de ne pas fixer une date afin que cette journée ne tombe pas dans une période sans grand intérêt tactique.
Aucune information ne sera communiquée aux skippers, aux équipes, à l'équipe interne de communication, aux media ou au public durant cette période, mais bien sûr nous contacterons les bateaux pour la vacation quotidienne.
Les cartes 2D et 3D du site internet donneront les dernières positions avant le début du black-out.
1984 – Le retour des Français
Quatre-vingt douze bateaux prennent le départ de cette 7e édition. Dans les premiers jours de course, deux catamarans, Jet Services (Patrick Morvan) et 33 Export (Gilles Gahinet), mènent la flotte. Ils seront très vite contraints de se retirer suite, respectivement, à une avarie sur la coque et à des problèmes de mât. Mais cette année là, on ne parle que du chavirage de Philippe Jeantot (Crédit Agricole) au milieu de l'Atlantique, car l'accident pose un problème à l'arrivée. Philippe Poupon (Fleury Michon) est en effet le premier à couper la ligne d'arrivée à Newport après 16 jours, 11 heures et 55 minutes de course, mais c'est Yvon Fauconnier (Umupro Jardin) qui est déclaré vainqueur pour avoir passé 16 heures à secourir Jeantot. Son temps d'arrivée, 16 jours, 22 heures et 25 minutes, réduit de 16 heures, tombe alors à 16 jours, 6 heures et 25 minutes, soit mieux que Poupon. Philippe Poupon, qui apprend la nouvelle au milieu de la conférence de presse dédiée à sa victoire, ne peut dissimuler son immense déception et fond en larmes. A l'arrivée, huit des dix premiers concurrents sont français, et seul le 10e bateau n'est pas un multicoque. Et ces dix premiers skippers bouclent le parcours en moins de 17 jours. La course devient un sprint transatlantique.
1988 - Le temps record : 10 jours
On dénombre 95 participants en 1988. La tendance est alors à l'électronique, aux fichiers météo, et pilotes automatiques. Le navigateur en solitaire ne doit plus seulement être un excellent marin et un courageux compétiteur, il doit aussi maîtriser les outils informatiques pour gérer ses options stratégiques et tactiques à bord. L'édition de 1988 se révèle être la course des records et comme le déclare Nigel Irens, concepteur de multicoques : "un record, c'est fait pour être battu. L'évolution des multicoques en matière de design a atteint un niveau phénoménal, et les trimarans de 60 pieds d'aujourd'hui ont un potentiel de vitesse de 25% supérieur aux bateaux d'il y a quatre ans". La démonstration faite par Philippe Poupon (Fleury Michon) est exemplaire. Suite aux conditions exceptionnelles sur l'Atlantique, le Breton a pu suivre une route directe tout au long du parcours. Mike Birch (FujiColor) et Olivier Moussy (Laiterie St-Michel) naviguent à bord de trimarans très semblables, dessinés par Nigel Irens. Malheureusement, Birch percute une baleine, et Olivier Moussy rencontre des problèmes suite à une préparation et à une mise à l'eau un peu tardives. Philippe Poupon pulvérise son propre record qui tombe à 10 jours, 9 heures et 15 minutes, soit l'équivalent de la route orthodromique à une vitesse moyenne de 11 nœuds.
Notons également cette année là, le coup du sort hors du commun qui touche le skipper David Sellings à bord de son monocoque Hyccup. Un banc de 50 à 60 baleines encerclent le bateau pendant trois jours avant de finalement attaquer. Sellings a tout juste le temps d'attraper quelques affaires et de gonfler son radeau de survie avant de voir son bateau couler.
Listes des inscriptions:
IMOCA 60
Akena Vérandas/ Arnaud Boissiéres (FRA)
Artemis/ Jonny Malbon (UK)
Aviva/ Dee Caffari (UK)
Brit Air/ Armel Le Cleac’h (FRA)
BT/ Sébastien Josse (FRA)
Ecover/ Mike Golding (UK)
Foncia / Michel Desjoyeaux (FRA)
Pakea Bizkaia 2009/ Unai Basurko (BASQ)
Pindar/ Brian Thompson (UK)
PRB/ Vincent Riou (FRA)
Roxy/ Samantha Davies
Generali/ Yann Eliés (FRA)
Cervin EnR/ Yannick Bestaven (FRA)
Gitana Eighty/ Loick Peyron (FRA)
Safran/ Marc Guillemot (FRA)
Class 40
Appart’City/ Yvan Noblet (FRA)
Custo Pol/ Halvard Mabire
Fujifilm/ Alex Bennett (UK)
Groupe Partouche/ Christophe Coatnoan (FRA)
Leclerc Ville la Grande/ Jean-Philippe Saliou (FRA)
Louis Duc (FRA)
Mistral Loisirs-Elior/ Thierry Bouchard (FRA)
Prevoir VIE/ Benoit Parnaudeau (FRA)
Simon Clarke (UK)
Telecom Italia/ Giovani Soldini (ITA)